La vie à vélo

Les enfants en vélo

Notre article Voyager en famille, c’est tellement formidable? faisait état des difficultés que l’on peut rencontrer lors d’un voyage d’un an, avec ses enfants. Dans celui-ci, nous voulons partager avec vous, les astuces, les points importants, les « ben-ouai-c-est-logique-en-même-temps » que nous avons pu découvrir et mettre en place lors de nos diverses pérégrinations.

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  • Les enfants ça fatigue, mais pas longtemps!

En vélo, nous avons, autant que possible, mis en place un rythme régulier mais doux, pour que les enfants vivent au mieux ce mode de déplacement.

Nous roulons entre 25 et 60 km par jours (25 en début de périple, pour se mettre en jambe, puis nous tournons autour de 30 à 4o km. Nous avons dû tirer jusqu’à 60 quand nous n’avions pas le choix, mais c’était vraiment un maximum.)

Globalement, nous alternons 3 jours de vélos pour 1 jour de repos. Nous avons aussi remarqué qu’au delà de 2 jours au même endroit, il n’était plus agréable de rester. On tourne en rond, on a l’impression de stagner, et il est difficile de repartir!

Etrangement, un enfant qui râle sur le vélo parce qu’il est fatigué, se met facilement à courir et à sauter dans tous les sens une fois le vélo posé… Alors que l’adulte qui endure courageusement les kilomètres aimerait se reposer à l’arrivée… Nous avons donc pris l’habitude de nous arrêter très régulièrement dans les aires de jeux rencontrées, afin de lâcher les fauves de laisser les enfants se dégourdir les jambes. Ben oui, ils font du vélo toute la journée, mais ils ont besoin de se dégourdir les jambes! A tel point, que dès que nous croisions une aire de jeux, les garçons décrétaient automatiquement que c’était la pause! (On a dû leur expliquer qu’il fallait quand même rouler un peu…)

Autre avantage de l’aire de jeux, c’est qu’on y trouve souvent de l’eau pour se réapprovisionner et des toilettes.

  • Les enfants peuvent être impliqués dans les tâches quotidienne

C’était une évidence pour nous, les garçons devraient participer aux tâches de la vie quotidienne. Nous leur avons donc demandé dans un premier temps de préparer et ranger leur matelas et leur duvet, et de participer à la vaisselle. Néanmoins, il est vite apparu que c’était un peu beaucoup. Notamment l’installation du campement. En effet, à l’arrivée, nous l’avons dit plus haut, les enfants ont vraiment besoin de jouer. On ne se rend pas compte, mais une journée de vélo demande de l’effort physique, certes, mais aussi une grande concentration. On roule en file indienne, il ne faut pas faire d’écart, les voitures nous doublent, parfois de manière très intensive, bref, ça fatigue aussi la tête. Nous avons donc vite pris le parti de les mobiliser plus particulièrement le matin. Nous montons le campement seuls, laissant les enfants jouer librement sur ce temps là. Par contre, ils rangent leur couchage le matin (matelas + duvet), à tour de rôle ils font la vaisselle du petit déjeuner et aident (sans obligation) au pliage des tentes.

  • Jeux en famille et jeux libres

Nous sommes assez friands des jeux en famille, nous avons donc emmené une petite sélection de jeux avec nous. Si nous jouons régulièrement en famille, nous laissons aussi beaucoup de temps libre aux enfants. Nous avons la chance d’avoir trois enfants qui s’entendent très bien et jouent très facilement ensemble, ce qui tombe bien parce que nous avons aussi besoin de souffler un peu, nous, en tant que parent. Là encore, il est primordial de garder en tête que cette année sur les vélos est une année de vie en famille, et qu’il est donc normal, souhaitable, voire indispensable, d’avoir des temps pour soi. En observant les garçons jouer, nous avons pu voir à quel point leurs jeux spontanés étaient riches. Exploration de leur environnement, constructions diverses, bricolages en tout genres, aventures imaginaires. Bref, de vrais temps d’apprentissages, loin des jeux normés des adultes.

 

  • La question de l’école

Pas évident de faire l’école en vélo… Nous avons écrit un article qui parle des ressources que nous avons utilisées. Nous avons choisi de faire travailler les garçons sur nos jours de repos ou sur les petites journées (faible kilométrage), pas tous les jours donc… Certaines choses pouvaient aussi être travaillées en pédalant (calcul mental, certaines règles d’orthographe, devinettes diverses…) mais bon ça c’était un peu au feeling. Par contre nous avons mis en place quelques rituels. Un peu de lecture rapide tous les jours (lecture de mots ou syllabes pour améliorer la fluidité) et écriture d’une phrase par exemple.

Un conseil, si vous êtes plusieurs adultes, il est important que le temps d’école soit pris en charge par tous, parce que c’est vraiment du boulot!

  • Gérer les disputes

Dans les fratries, les disputes sont régulières. Nous avons dit plus haut que nous avions la chance d’avoir des enfants qui s’entendent bien. En réalité, nous avons toujours été très attentifs à la gestion des conflits, et cela joue certainement dans cette bonne entente. En vélo, les émotions sont exacerbées. La joie est plus intense, la fatigue plus profonde et les esprits peuvent s’échauffer plus rapidement. Nous avons donc pour habitude d’intervenir dans les conflits de nos enfants dès les prémices et eux même nous sollicitent lorsqu’ils se sentent en difficulté.

Un des points importants est de garantir une écoute attentive de chacun. Pour que chaque enfant soit persuadé qu’il aura l’occasion de présenter sa version des faits. Cela implique aussi d’être à l’écoute de l’autre et de comprendre son ressenti. Ce travail est conséquent pour les adultes, et il est normal d’avoir envie parfois de régler le problème arbitrairement ou de demander aux enfants de régler leur différent tout seul. Mais cette absence de réponse aboutit bien souvent à un renforcement des conflits.

  • Les achats

Tout au long du voyage, les enfants ont pu expérimenter la gestion d’un budget. Pour chaque pays traversé, nous leur avons donné 20€ à utiliser comme bon leur semble. Nous avons trouvé intéressant de leur laisser cette possibilité. Ainsi, ils ont pu éprouver les difficultés auxquelles tout un chacun est confronté avec un budget limité. De plus, ce dernier à réduit les demandes récurrentes d’achats compulsifs que les magasins ont l’art de générer chez nos joyeux bambins.

  • Chansons, histoires et sucreries

Lorsque les jambes sont raides et que la volonté s’émousse, chanter des chansons ou raconter des histoires aident vraiment à surmonter les difficultés. Nous aimons aussi avoir de petites sucreries ou petits encas (fruits séchés, bonbons, barres de céréales) que nous grignotons lorsque nous devons grimper une côte conséquente. Ces petites pauses sont très régulières lorsque nous devons grimper et nous permettent de vraiment respecter leur rythme.

 

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